vendredi, 01 avril 2011
Je déménage...
Après de nombreuses années à noircir des pages ici, j'ai décidé que j'avais envie de changement...
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Merci à tous et à très bientôt.
Edna.
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jeudi, 06 janvier 2011
Sans issue
Ce blanc m'angoisse. Il prend une telle ampleur qu'il me faut le remplir à tout prix. Un blanc trop silencieux, qui se propage tout autour de moi et en moi. Le blanc n'est pas pur mais juste envahissant. La toile blanche du peintre, la page blanche de l'écrivain, les murs blanc d'une maison, le blanc d'une conversation. Personne n'aime. On remplit les blancs, on les habille, on les pare de milles mensonges colorés pour leur faire dire quelque chose. Tout pour que ce rien ne continue pas d'exister. Mais il est là. Comme un abysse immense qui nous renvoie à notre ignorance, à nos manquements, à nos peurs. La peur du vide, le vertige qui nous fait tanguer. Si on tombait de nos vies y aurait il une chute finale grandiose? On ne tombe pas, on s'en empêche à coup de pilules blanches, de poudres blanches et de soutanes blanchse qui nous donnent une sensation d'immensité. Parfois j'ouvre grand les bras et je regarde le soleil jusqu'a ce qu'un flash blanc m'aveugle, et je me dis c'est la la clef, le blanc nous aveugle et on se rend la vue avec toutes les couleurs de nos vies.
Le jour où j'ai tenté de recouvrir tout le blanc de ma vie avec mon sang, je me suis senti encore plus vide. Vidé d'energie. En vain j'ai voulu combler ce qui n'existait pas en réalité. Comment combler des vides que l'on imagine seulement? J'ai voulu croire que je ne savais pas où j'allais, je me suis persuadé que mon existence ne valait rien, parce que je n'arrivais à rien. Mais qu'était ce rien? A quoi est ce que je voulais arriver? Je ne sais pas vraiment. Mon sang, si rouge, si vif, c'était un peu de ma vie active que j'étalais sur ma vie passive. Il ne s'est pas passé énoromément de temps avant que des sirènes stridentes hurlent en bas de chez moi. Un quelconque voisin avait du s'inquiéter de me voir me vider de mon sang et avait du prévenir le SAMU.
Ils m'ont renfloués avec le sang d'autrui. D'une bonne âme qui allait donner son sang une fois par an sans doute. Et je me sentais à deux depuis à l'intérieur de moi. Je ne suis plus seul mais j'ai toujours peur du vide.
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vendredi, 03 décembre 2010
Papa
Je suis née pour que tu m'apprennes la vie. Étais ce toi l'homme penché au dessus de mon berceau. Ce visage flou que je me rappelle souvent? Étais ce toi le premier homme de ma vie? L'homme dont je ne retiens que les absences. Je te cherchais. Je te réclamais. Et quand tu étais là, c'est comme si tu ne l'étais pas. A quoi pensais tu? Timidement, j'ai voulu mille fois lever la main vers toi. Te donner la main et que tu ne la lâches pas, et que tu me montres comment on vit. Tu étais si grand, et moi si petite. Je levais la tête vers toi, et je cherchais ton regard qui déjà me fuyais. Quand je jouais, je sentais ton regard sur moi. Lourd. Tu me sondais? Tu apprenais à me connaître. Comme si ne nous pouvions ne nous aimer que de loin. Et j'ai grandis. Nous nous aimions de loin. En silence. Par frôlement. Une choregraphie parfaitement orchestrée. Si par hasard on se retrouvait dans la même pièce, un silence effrayant s'installait. Qui étais tu toi? D'où venais tu? Où étais tu hier? Où seras tu demain? Je suppliais en moi même, parles moi, parles moi. Dis moi ta vie, dis moi tes rêves. Tu étais un étranger si familier que ça me troublais. Comment peut on grandir auprès de quelqu'un sans rien savoir de lui? Des bribes d'histoires, des instants volés, des souvenirs voilés. Encore aujourd'hui quand je pense à toi, un immense vide s'empare de moi. Un abysse colossal de rien. Des questions, des regrets. De la colère. Colère étouffée, jamais dite. Tout ces actes manqués, ses paroles ravalées, ses espoirs déçus. Le tableau est noir, gris, tâchés. Plus jamais il ne sera beau parce que j'ai oublié les couleurs. Il y en a eu peut être. Des instants colorés, des éclats de rires. Des jeux avec toi. Peut être même que tu as été fier de moi, un jour. Et je ne le sais pas. Le noir a gagné, le morne, le creux, le triste. Le temps qui passe a voilé le reste. Le temps cruels qui ne recule pas, mais avance chaque jour plus vite, plus fort, plus dur. Le temps ne m'a pas laissé profiter de toi. Tu étais là et absent, et quand tu étais absent je t'imaginais pensant à moi, peut être. Des fois, je dis papa, PaPa, papapapa. Et je me demande à qui je m'adresse. Tu étais mon père. Tu es mon père. Mon papa n'existe pas. J'ai eu un père, et pas de repère. Je me suis perdue, et retrouvée seule. Je me suis faite de tes manquements, de tes actes barbares. Je suis faite de cette part de toi que je ne connais pas. Cet enorme pont d'interrogation qui tout les jours flotte sur ma vie, et qui fais que je me sens moitié moi. Ou trois quart moi. Il en manque un bout. Papa, papa. Quand tu seras là, alors je serais entière.
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vendredi, 26 novembre 2010
Rage
Elle a la rage au ventre. Une colère si noire et si haineuse que si elle l'avait devant lui elle lui arracherait les entrailles. Pour savoir ce que ça fait. Il ne prend pas de gants. Et souvent il lui retourne le ventre, d'un mot, d'une indifférence. Sait il qu'elle est là et qu'elle ravale ses larmes? Par fierté. Ne plus jamais pleurer pour lui, ne plus verser de larmes. Plus une seule goutte à la mémoire d'un homme qui l'ignore et qui bafoue son amour. Elle m'aime? Et alors? Elle le hais si fort que tout son corps le ressens. Elle serre ses poings, se mord les lèvres...Si elle se mettait a hurler, elle sait qu'elle ne pourrait plus s'arréter. Alors elle se tait. Si elle se mettait à parler qui saurait ce qu'elle dirait? Je t'hais, je t'aime, je t'hais...Elle le hait, mais elle l'aime tant.
Elle fait couler un bain. L'eau déborde, mais ce n'est rien. Elle s' immerge dans l'eau brûlante et elle aime ça. Elle regarde sa peau rougir sous l'effet de l'eau trop chaude et se laisse aller. Elle coule au fond de l'eau et y reste. Elle ne respire plus, au bout d'une minute sa tête lui tourne, sa poitrine réclame de l'air mais elle résiste. Elle contracte tout son corps. Ne pas bouger, ne pas bouger. Elle a mal, mais ce mal n'est en rien comparable à son mal d'amour. Elle en profite avec déléctation. Elle aime cette douleur qui s'empare d'elle. Ça se diffuse en elle, elle a mal mais elle est si détendue. Elle sourit. Et reviens à la surface. C'était si bon, si barbare. Elle souffle fort pour apprécier la vie qui se réeinstalle en elle. Soudain, sans crier gare un rire hystérique s'empare d'elle. Elle rit longtemps. L'eau s'agite, coule autour d'elle, partout, elle n'y prête aucune attention et continue à rire. Epuisée, enfin elle s'arrête. Elle est étonnée.
Si par hasard elle se remet à penser à lui, elle retourne dans son bain et s'arrête de respirer. En apnée elle l'oublie. Elle n'y pense plus. Il quitte ses pensées, pour une journée, parfois deux...un jour, pour toujours.
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mardi, 23 novembre 2010
Tetris
Il aligne trois mots, je les reçois sur mon écran et je ne sais plus qui je suis. J'oublie tout. Le temps se fige en une image d'espoir. Avec en bruit de fond mon coeur qui s'emballe, cavale, détale. J'imagine déjà ses lèvres sur les miennes, et mon corps qui me lâche pour ne faire qu'un avec sa chair. Je me blottis contre lui, je respire son parfum qui m'entête et me fait perdre la tête. Il m'envoie trois mots et je me perd. J'espère. Je suis de mon doigt la boucle de ses lettres, et c'est tout comme si je parcourais son corps. Je lie, je délie, je fais des boucles. La cédille vers le bas toute douce, sonne à mes oreilles comme un baiser. Le coucou chante des mélodies gaies d'amour. Il ne m'oublie pas. Tu ne m'oublies pas dis? Ou peut être que si? Tu joues à l'ami. Mon ami, mon aimé. Il compose trois mots et je lui donne tout. Mon monde. Ma ronde autour de lui. Il a noirci l'infime partie d'une page toute blanche pour moi. Ses pensées ont été toutes à moi pendant quelques secondes. Des secondes à nous. Tout un roman dans trois mots qui disent tout. Hier, aujourd'hui, demain. Je me rappelle que j'étais à lui, je lui disais oui, je lui disais encore. Encore des baisers, encore des caresses, encore. Et un jour il m'a dit ça suffit. Je retourne à mon célibat et c'est bien mieux comme ça, sans toi. J'ai grimacé, comme une enfant. Mais non, ce n'est pas assez, ça suffit pas. Et ce que je veux moi, il s'en fout. C'était lui cette fin. C'était lui cet oubli. Moi, je n'ai rien oublié, et les trois mots qu'il m'écrit tintent à mon âme. Et je me dis que demain peut être...Peut être que si. Avec des si on refait le monde, avec mes si, je refais notre histoire. Notre histoire qui n'est plus rien, qu'un conte de fée que je pourrais mettre en prose pour des petites filles en mal d'amour. Il était une fois un Prince Charmant...Si j'arrétais de plâner? Je ne suis pas une princesse. Je reçois trois mots et je m'envole, alors que vu d'en bas. Vu d'en bas, notre histoire n'a été qu'une promesse non tenue à laquelle j'ai continué à croire par accident. Et si on ne tiens pas ses promesses, s'il n'a pas tenu sa promesse, il ne mérite pas mes yeux remplis d'étoiles. Alors ces trois mots, je les met dans la corbeille. Et la corbeille elle y croira surement plus que moi.
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samedi, 20 novembre 2010
En bas
De là-haut tout est plus grand. Plus beau. Plus loin. Et l'horizon est si proche. Je n'ai plus peur. Je me sens si petite devant cette immensité. Petite, petite, comme une enfant. J'ai gravi tout ces étages, pour me retrouver. Prendre de la hauteur. Et j'ai monté ces trente six étages avec le nez en l'air. Je chantonnais pour me donner du courage, parce qu'arrivée au dixième étage j'ai voulu m'arrêter. Trop dur, trop dur. Et si j'avais pris l'ascenseur ça aurait été trop facile. J'ai donc escaladé l'immeuble, marche après marche. Et surtout ce n'était pas beau. Une cage d'escalier c'est gris, et sale, et froid. Tout ça a la fois. Mais là haut, j'oublie. J'oublie que ça a été si dur. Ici, c'est beau, et mes yeux s'agrandissent de bonheur. J'entends mon coeur qui bat si fort. Avec le vent qui siffle à mes oreilles. C'est le même rythme. Entraînant, comme du jazz. Je me met à danser, je virevolte avec le vent, je le prend dans mes bras et fais mine de l'embrasser. J'embrasse le monde, j'embrasse le ciel, les nuages. Je regarde en bas. Les gens sont si petits. Petits mais préssés, ils vont si vite, qu'on dirait un film en accéléré. Ils marchent en courant, ils flânent en trottant. Ils ne voient rien. Quel le ciel est bleu, que les nuages sont cotonneux. Ils sont aveugles mais ne se heurtent à rien. Alors je crie pour qu'ils me voient, je crie fort et personne ne lève la tête vers moi. Ils sont sourds aussi. Je suis seule sur mon toit, et me sens plus seule encore parce qu'en bas ils ne se soucient pas de moi. Voilà pourquoi je suis là. Je voulais voir la vie d'en bas de plus haut. Et leur vie n'est pas belle. Je voudrais faire la ronde avec eux, mais ils marchent à la queue leu leu les uns derrières les autres sans se toucher. S'ils se touchent ça les dérange. Mais je veux qu'on me touche, qu'on m'effleure. Je leur hurle encore en bas que je veux danser, que je veux vivre. Mais ça n'intérresse personne.
Alors je saute. Et pendant que je tombe je me dis tan pis pour eux.
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mardi, 16 novembre 2010
Dans le noir
Les mains douloureuses, cramponées au manche glacé de ma dague j'attends. J'entends son souffle rauque et rageur. Il me cherche, ne me trouve pas et ça le contrarie. Pire, il est entré dans une rage folle et je peux imaginer son visage rougir de fureur. Je respire lentement, j'essaie. S'il m'entend, je sais que ma lame finira sa course dans sa poitrine. Je sais que s'il me trouve c'est sur moi que sa colère s'abattra. Ses coups je les ais subis si souvent que je les connais par coeur. Quand sa main gauche se transforme en poing et qu'il me fait regretter d'avoir souri ou parlé. Quand son genou me plaque au sol pour m'empêcher de bouger et pouvoir m'atteindre plus facilement. Je reconnais le bruit du vent chassé par une de ses gifles puissantes qui laisse ma joue droite brûlante de douleur. Je n'oublierais jamais l'empreinte de ses chaussures sur la peau blanche de mon ventre. Une empreinte rouge qui deviendra violette, puis bleue, puis noirâtre. Les années ont passées et mes côtes se sont cassées les unes après les autres, et moi je suis restée. Mon reflet n'était même plus beau. J'étais fade, amère, effacée. Mon regard était aussi vide que le bocal de mes poissons rouges depuis qu'il les avait avalés. Je pensais n'avoir plus jamais foi en rien. Je m'étais faite à l'idée qu'un jour il frapperait plus fort, si fort que je ne m'en relèverais pas et enfin je serais libre. Je m'étais résignée et je subissais ses coups, passive, je ne bronchais pas. Je n'avais même plus de larmes pour pleurer. J'attendais la fin simplement.
Jusqu'à ce que je découvre ce petit trait rose. Une petite ligne droite qui me paraissait s'étendre à l'infini. La vie était là. En moi. Et cette vie là serait rose. Ce rose allait balayer tout le noir qui s'était étendu autour de moi et qui m'embrumait le cerveau. J'étais en vie. Et je portais la vie. Je voulais rester en vie, pour donner vie à ce petit trait rose et que jamais il ne s'arrête.
Je l'entend qui m'appelle, sa voix est déformé par la haine. Je ne dis rien, j'ai peur, mais je sais que je gagnerais cette bataille. Il hurle, tape dans les murs avec une énorme branche d'arbre, il jure que s'il me trouve il me tuera et je sens mes jambes se dérober. Je doute d'être assez forte pour l'affronter mais il le faut. J'entends ses pas qui s'approchent, je m'enfonce plus loin dans le placard, même si je sais qu'il finira par me trouver, et que la dague dans ma main finira par le trouver aussi. Il soufflait comme un taureau en râlant. Comme s'il souffrait. Il bave. Je tremble en attendant qu'il me trouve.
Quand il a ouvert la porte du placard, j'ai senti toute peur me quitter j'étais prête. Je l'ai regardé droit dans les yeux quand j'ai enfoncé ma lame dans sa chair, directement dans le coeur. S'il en avait un, il avait cessé de battre.
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samedi, 23 octobre 2010
Le Cynique
J'étais un enfant. Et quand on est enfant vu d'en bas le monde est plus beau, plein de promesses. Mon innocence était belle. Je croyais qu'être adulte c'était quelque chose de formidable. J'avais hate de grandir pour qu'on me prenne au sérieux, pour ressembler à mon père, pour faire comme lui. Je me disais que les grands pouvaient tout, qu'ils n'avaient peur de rien, pas comme moi qui avait peur des monstres sous mon lit et du noir quand ma mère me mettait au lit. Je voulais grandir et ne plus avoir besoin de veilleuse. Quand mon père rentrait du travail la mallette à la main , je m'imaginais qu'il avait vécut plein d'aventures, qu'il passait des journées comme dans les films, pleines d'action et de rencontres et de combats. Mon papa c'était le plus fort, ma maman la plus belle et je voulais être comme eux. Je voulais tout savoir comme mon père quand ils répondait à mes questions. Il savait tout et je le regardais avec d'immenses yeux admiratifs. C'était mon idole mon père, même mon GI joe ne lui arrivait pas à la cheville.
J'étais un adolescent. Et quand on est adolescent, le monde c'est de la mélasse. La réalité de la vie nous colle à la peau. Et cette réalité nous donne des boutons. Les adultes ne sont que de pâles imitations les uns des autres, incapable de penser par eux même. Tous pareils, avec leur petite vies misérables. Tellement misérables qu'ils ne peuvent s'empecher de lorgner chez le voisin et de cracher sur ce qu'ils y voient. Et moi j'étais là, j'apprenais qu'en fait être adulte c'est être condamné à l'eternelle insatisfaction. Au lieu de garder la tête droite, ils la levaient sans cesse en l'air pour voir plus haut. "Viser plus haut", une expression à la con pour ceux qui se sentent minable et à raz du sol. Mon père me disait que dans la vie il fallait viser haut pour reussir. Mais haut jusqu'où? Et j'étais là avec mes potes à esquiver la pression familiale. Les grandes personnes projettent sur leur progénitures leurs actes manqués. Nous sommes des sortes de pantins articulés pour qu'ils puissent s'amender de leurs échecs personnel. Des sortes de faire valoir aux yeux de leurs amis. Mon fils sera avocat, médecin, chef d'entreprise. Oui, mais nous on a des joints qui nous font viser plus haut en planant. Et moi les joints ça me plait parce que devenir avocat ça me dérange. Je préfèrerais même devenir éboueur.
Je suis adulte. Pas par accident vous vous en doutez. Et quand je vois tout les gens autour de moi, comme des moutons qui se suivent et se ressemblent j'ai envie de tirer dans le tas. La connerie m'entoure où que je regarde. Je ne crois en rien, même pas en moi. J'essaie de viser haut, mais l'inaction me cloue au sol. Je garde le nez en l'air en me disant qu'un jour j'atteindrais ma cible. Je crache sur le système et la société qui fait de nous ce que nous sommes. J'en veux à chacun d'être comme il est et à moi d'être comme je suis. Chaque matin est un calvaire car une nouvelle journée à affronter. Je me lève avec une espèce de rage sourde a ventre et en attendant que ça passe je maudis le monde d'exister. Parfois j'ai hate que tout ça prenne fin et je cherche mon avenir au fond d'un verre de très bon whisky.
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